LE COACHING EN NUTRITION

LE COACHING EN NUTRITION

Nombreuses sont les questions que nous nous posons aujourd’hui quand il s’agit d’en découdre avec nos soucis d’alimentation. Que ce soit pour perdre du poids, se muscler, prévenir ou traiter une maladie métabolique (diabète, dyslipidémie, hypertension artérielle ou syndrome métabolique), nous nous demandons impérativement si nous devons consulter un nutritionniste, un diététicien, voire un médecin avant d’amorcer des changements dans notre façon de manger. Si la troisième option semble la plus appropriée dans les cas de pathologies nutritionnelles, se diriger vers un nutritionniste ou un diététicien pour rééquilibrer son alimentation s’avère judicieux. Pourtant, l’initiative n’est parfois pas suffisante pour asseoir de bonnes habitudes. C’est là que le coaching en nutrition entre en jeu. Pour vous guider dans cette démarche, suivez les conseils de Salah Eddine Haddou, Docteur en pharmacie, Nutritionniste de sport, Homéopathe et Coach certifié en nutrition et fitness, qui a également conseillé l’équipe de football Hassania d’Agadir pendant plusieurs années.

Couvrez vos besoins, gérez vos envies…

Chez le Nutritionniste, suite à une consultation, ce dernier définit les besoins nutritionnels de son patient en fonction de son âge, de son genre, de sa composition corporelle, de son niveau d’activité physique, mais aussi selon le but de sa consultation. Ses conclusions sont quantifiées en calories pour l’apport énergétique journalier, en grammes pour les macronutriments (protéines, glucides et lipides) en microgrammes ou en unités internationales pour les micronutriments (vitamines, minéraux, fibres ou antioxydants).

Le Diététicien, quant à lui, traduit cette prescription nutritionnelle en recette diététique, choisissant les aliments, les plats et les modes de cuisson correspondant aux besoins du patient. Cette approche classique, bien qu’elle définisse les missions de chaque partie, voit le patient comme un simple exécutant, obligé de suivre à la lettre un régime alimentaire jusqu’à tomber dans la routine, sans pour autant atteindre les objectifs visés auparavant.

L’intervention du coach en nutrition va à la source des troubles du comportement nutritionnel

L’échec que connaît cette approche est dû principalement au fait qu’elle ne prend pas en considération le comportement nutritionnel du patient dans ses dimensions pratiques, culturelles et surtout psychologiques.

Dans ce domaine, l’approche comportementale est le fer de lance du Coach en Nutrition : son intervention ne se limite pas à une prise en charge diététique du patient. Il la dépasse en se focalisant sur un changement profond des habitudes alimentaires, en allant à la source des troubles du comportement nutritionnel décelé.

Dans le cas de l’obésité, un bon diagnostic se fait en analysant le Statut Nutritionnel du patient qui passe par la mesure de sa composition corporelle. Cette évaluation bio-impédancemétrique (mesurant la répartition des tissus maigres et des tissus gras) permet de fixer les objectifs et de baliser le chemin pour une perte de poids en toute sérénité.

Le coach en nutrition veille à ce que le patient perde du poids aux dépens de sa masse grasse et non de sa masse musculaire ou hydrique

Une fois les objectifs fixés, vient l’analyse profonde des habitudes alimentaires. Il est très important d’évaluer les connaissances, les croyances et les valeurs qui identifient le comportement nutritionnel de l’individu. Sans ce travail de fond, tout changement apporté sera superficiel et ne permettra pas d’assurer une transformation durable des habitudes alimentaires. Le plan nutritionnel qui sera établi par la suite aura pour objectif de faire retrouver un équilibre macro et micro nutritionnel. En effet, et pour ne pas causer de frustration, l’apport alimentaire journalier doit couvrir les besoins caloriques relatifs au métabolisme de base. Cet équilibre calorique donnera au patient plus de confiance, car il lui permettra de mieux gérer ses envies et même ses frustrations. La confiance est le cheval de bataille du coach en nutrition dans sa démarche. Il aura à rendre cette confiance au patient qui a dû la perdre au cours de tentatives individuelles antérieures sans résultats. De ce fait, la prise en charge dépassera donc la dimension nutritionnelle et ira chercher d’autres leviers qui permettront au coaché de reprendre « le pouvoir » sur lui-même. Il reprendra ainsi confiance puisque, par la suite, il sera question d’anticiper sur ses besoins en programmant les repas sur la journée, dans un premier temps, puis sur la semaine. Cette programmation ouvrira la voie vers une meilleure gestion de la faim et des frustrations qui pourraient l’accompagner. Le coach travaillera beaucoup sur cette question en invitant le coaché à composer lui-même les trois repas de la journée. La répartition de l’apport calorique journalier en trois repas répondra  aux besoins naturels du rythme circadien (cycle biologique d’une journée) de l’individu et aura pour objectif de lui permettre de « se ravitailler » quand la sensation de faim s’exprime le plus, à savoir le matin, le midi et surtout le soir.

Les trois repas principaux de la journée doivent être riches en protéines, mais pauvres en graisses et en sucres.

Le choix des aliments à incorporer dans les trois repas répondra à des critères bien précis. Allant du constat que l’amélioration de la composition corporelle passera par une réduction drastique de la masse grasse au profit du maintien, sinon du renforcement de la masse musculaire, il sera primordial de signaler que les trois repas principaux doivent être assez riches en protéines pour assurer une certaine satiété pendant la journée, mais pauvres en graisses et en sucres.

En retrouvant une alimentation optimale qui couvre ses besoins physiologiques, le coaché pourra entamer l’étape suivante, celle de perdre activement de la masse grasse. Cela passera par la programmation de séances d’activité physique. En effet, si les changements que l’on apportera à l’alimentation journalière permettront une perte significative durant les premières semaines, seule une activité physique régulière permettra au coaché de perdre durablement de la masse grasse.

Le challenge est de remettre en marche cette magnifique machine à brûler les graisses qu’est le corps

En fait, après de longs mois, voire de longues années où le corps, cédant à une sédentarité quasi journalière, fonctionnait en mode de stockage des excédants caloriques journaliers sous forme de graisse, ce même corps est appelé dorénavant à fonctionner en mode déstockage en programmant des séances d’activité physique intenses où les muscles utiliseraient les propres réserves de graisse comme carburant. Ceci est réalisable en marchant pendant 45 minutes selon un rythme stable, continu et d’intensité modérée, au minimum trois fois par semaine.

Enfin, avec toutes ces démarches, le Coach en Nutrition se met du coté du patient pour lui permettre de mieux comprendre ses valeurs et ses croyances nutritionnelles. En l’aidant à prendre conscience de la place que doivent occuper la nutrition et l’activité physique dans sa vie quotidienne, le coach permet au patient de réorganiser ses valeurs en redonnant à la santé une place primordiale parmi ses priorités.

Le travail sur les valeurs permet de mettre en œuvre un changement nutritionnel qui perdure et qui permet un changement identitaire profond, amenant le patient à devenir une personne conquérante, différente et surtout confiante.